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Dans la peau d’une frisée face à la société

Je vous partage un peu beaucoup longuement l’histoire de mes cheveux et mon témoignage en tant que métisse. Un parcours qui me tient à cœur et âme. Cela m’a pris beaucoup de temps, de recul et de courage… et je n’ai même pas réussi à vous partager tout ce que je voulais en faisant court. C’est pourquoi prochainement je ferai un article avec une amie très chère, qui est psychologue, sur un sujet très important à mes yeux « Nous ne sommes pas les seuls à vivre du racisme, il est partout, que l’on soit noir, mâte, blanc, jaune… ».
J’ai donc décidé de faire une rubrique sur mon blog traitant sur la philosophie et la psychologie sociale avec mon amie.
C’est partie pour l’histoire d’une frisée pas si frisée que ça !
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Ah les beaux cheveux de mon enfance, ma mère en prenait toujours soin avec les meilleurs produits naturels qu’elle trouvait.
Petite je ne les aimais pas trop je les qualifiais même de « en pétard » et pourquoi? à cause des enfants à l’école qui parfois s’en moquaient.
Pourtant ma mère pouvait être un modèle pour moi, car elle s’est toujours acceptée en tant que femme africaine. Qu’elle était belle avec sa coupe de cheveux tout court, elle avait des allures de Grace Jones et j’étais fière d’avoir une maman qui assumait ses racines.
Je suis de la génération année 90, j’étais donc presque la seule métisse dans toutes mes écoles… et il n’y en avait pas très souvent dans l’entourage des blancs contrairement à aujourd’hui. Je ne dis pas que les jeunes ne peuvent pas vivre du racisme dans les années 2000, mais ils ont parfois la chance d’être ensemble, d’être dans une génération plus ouverte. Dans les années 90, je trouve que la mentalité n’était pas très différente des générations passées, c’était encore très « rétro arriéré ».
J’ai remarqué que les gens ne réalisent pas toujours combien ce n’est pas facile d’être noire ou métisse (et autres aussi, mais ici je parle de mon vécu) et cela a souvent pu être blessant pour moi.
2004
J’ai commencé à complexer vers mes 12 ans et ne pas supporter ma différence, toutes les filles autour de moi avaient des cheveux lisses et sans volume puisque la mode l’imposait : l’époque du cheveux effilé.
Malgré les avertissements de ma maman, vous savez bien qu’à l’adolescence on veut faire nos propres expériences, ressembler aux modèles de beauté qui sont soi-disant ceux qui plaisent : avoir les cheveux blonds, avoir les cheveux lisses, avoir de gros seins, avoir avoir… jamais du être.
J’ai donc enchaîné brushing puis lissage jusqu’au jour ou j’ai découvert que le défrisage à l’ammoniac pouvait garder les cheveux lisses permanents, comme mes cheveux sont fins par nature je n’avais pas besoin de les lisser tous les jours, et après la piscine avec les copines ils étaient tout lisses, du coup vive le défrisage, j’en faisais tous les 4 mois pendant 3 ans sans parler des colorations, bref je faisais un peu de tout avec mes cheveux, mais heureusement que malgré toutes ces horreurs je les hydratais beaucoup.
Le complexe était tellement fort qu’à l’extérieur je profitais de mes origines russe/chinoise pour dire que c’était mes cheveux naturels et vu que mes yeux sont un peu bridés et ma peau plutôt clair pour mon métissage ça passait plutôt bien. J’avais tellement honte de ce que j’étais.
2006
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2007
Arrivée à mes 16 ans je n’avais plus vraiment de volume, comme avant, ils étaient longs, mais pas très beau quand on sait comment peuvent-être nos cheveux. La racine frisait et les pointes étaient lisses et sèches (les restes du défrisages). C’est à ce moment que j’ai arrêté le défrisage et j’ai voulu aller au collège avec mes cheveux sans les lisser, résultat échec presque tout le monde de ma classe s’est moqué de moi en m’appelant « mouton » du coup retour à la case départ, sans défrisage je faisais des brushings…
J’étais angoissée de retourner à l’école, et ce, pendant de très longues années. J’ai longtemps vécu dans la frustration identitaire, je voulais tellement être moi-même au naturel, car je ne détestais pas mes cheveux, au contraire, malheureusement ce qui me faisait ne pas les aimer c’était simplement le regard des autres sur mes cheveux, je n’arrivais pas à être moi.
Voici comment étaient mes cheveux 3 ans après le défrisage.
janvier-2010
racine frisée pointes et longueurs abîmées
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éclaircis, car abîmés, secs et cassés
Et puis ma dernière année de lycée j’en ai eu marre de vouloir ressembler à miss tout le monde, de m’obliger à rentrer dans le moule.
Être libre n’est-ce pas le but de la vie? L’accomplissement de notre destinée ne serait-il pas de pouvoir vivre sans paraître pour les autres? Il est normal pendant l’adolescence de passer par la « crise » identitaire, finalement, j’ai réalisé qu’elle était fort imposée par les médias et parfois la culture occidentale.
Les complexes de la femme africaine résident souvent dans le désir d’être comme la femme européenne, en pensant que c’est ainsi que l’on est belle : peau clair, cheveux lisses … alors que la beauté est partout, ce n’est tellement pas une question de couleur ou de texture du cheveu, si seulement je l’avais compris plus tôt !
Je vous partages le super article L’Acceptation De Soi d’Alynature (un blogueuse et personne si bienveillante), elle met en avant des choses qui me tiennent autant à coeur, je ne voulais pas tout dire ici du coup je trouvais chouette de partager son beau travail et sa touchante expérience. Elle vous parle aussi de l’expérience de la poupée blanche et la poupée noir qui résume bien l’image malsaine de la beauté qui a été ancré dans l’esprit de l’humain dès l’enfance…
J’ai donc décidé fin 2009 d’assumer l’afro, de m’assumer, je commençais peu à peu à me trouver et me respecter tel que j’étais, tel que mes origines sont au plus profond de moi, il n’y avait plus de raison d’avoir honte, pourquoi avoir honte d’avoir dans mon sang une aussi grande diversité culturelle, je me sens autant noir que blanche, cela me permet de prendre du recul et de comprendre facilement de nombreuses cultures : je précise que pour moi ce fut facile, puisque j’ai toujours grandi aux quatre coins du monde (Asie, Afrique, Europe etc…), d’ailleurs c’était toujours en Europe que je souffrais de ma différence et de racisme enfin j’en parlerai en tant voulu haha sinon je ne m’arrête jamais.
2009
Peace and Love
Fin 2009 : J’ai débarqué un jour à l’école toute fière avec ma tête de hippies des années 80, j’avais juste lavé mes cheveux et les avais laissé gonfler à l’air, je ne m’y connaissais pas encore dans le soin des cheveux afro.
Haha j’avais une de ces dégaines, un style bien à moi au milieu de toutes ces filles en prada, sac lonchamps, j’étais plus ray-ban pantalon taille haute patte deph’,haut ample venant d’une friperie vintage et en plus je me trimballais partout avec ma guitare, mes cigares et ma petite souris dans mon chapeau ou mon afro, bref tout ce que j’avais refoulé était sortie d’un coup, je comprends mieux la surprise de ceux de ma classe en fait.
Certains trouvaient ce changement bof (les jalouses comme toujours, c’est souvent quand on s’assume qu’elles surgissent tel des furies) et d’autres trouvaient que c’était super cool, je m’en foutais enfin de l’avis et du regard des autres, je prenais enfin ma crinière telle une lionne que je suis et je continuais ma vie à la recherche de l’accomplissement de soi.
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2010
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2010
Je n’en prenais pas encore particulièrement soin, vu que je vivais dans le Sud de la France avec zéro calcaire dans l’eau, avec du soleil toute l’année et de l’eau de la mer méditerranée ce qui faisait qu’ils avaient quand même un bon apport grâce à la nature, enfin ça pouvait être pire. Ils étaient super doux ceci dit, mais terne, dévitalisés et un peu cassants en fait (ce qui est normal vu les antécédents).
Ils étaient tellement fragilisés qu’avec le soleil ils avaient tendance à s’éclaircir comme vous pouvez le voir sur la photo de gauche. Par contre j’avais beaucoup de petites boucles.
Et puis fin 2010, je me suis installée en Belgique pour faire mes études, dans le pays du froid, de la grisaille, dans une ville bourrée de pollution et de calcaire, moi qui pensais connaître un nouveau départ pour mes cheveux, j’étais loin d’imaginer ce qu’il allait leur arriver.
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En mai 2012, ils allaient bien, mais avec l’arrivée de l’été et la chaleur, je les lavais souvent et avec des shampoings pas top top, ils ont commencé à être rêches et je n’arrivais pas vraiment à retrouver les petits boucles de mon afro que j’avais en France, l’eau calcaire a abîmé mes cheveux au fur et à mesure, ce qui m’a poussé à essayer les dreads en aout 2012 j’avais toujours rêvé d’en faire. Je n’avais plus rien à perdre vu l’état de mes cheveux.
Au final j’aimais quand même mes cheveux du coup j’ai gardé mes dreads quelques mois et j’ai coupé tous mes cheveux en octobre pour un nouveau départ. A chaque fois que je les coupe je remarque qu’ils sont plus bouclés et lisses à la texture, mon objectif et de les entretenir pour qu’ils restent ainsi en poussant.
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BIG CHOP octobre 2012
C’est là que j’ai commencé à avoir une vraie routine capillaire, je ne connaissais pas encore les méfaits des shampoings chimiques du coup j’en utilisais encore.
Mon déclic : rien en particulier, j’ai toujours prôné le naturel, je n’osais juste pas, mais cela est enfin arrivé on va dire que c’est une histoire de prise de conscience et de courage qui m’ont poussés à être moi, et j’avoue aussi que je me sentais plus belle avec mes cheveux naturels. Cela faisait ressortir plus mon exotisme, j’en avais marre finalement en les lissant d’entendre partout « hé t’es chinoise? polynésienne? des îles ? », je me rendais compte que je voulais ressembler à ce que j’étais réellement et pas un idéal fictif… dur… à accepter, mais bon l’essentiel c’est finalement de le comprendre un jour !
En soin j’utilisais principalement de l’huile de ricin pour la pousse et une crème hydratante à base d’huile de coco de très mauvaise compo au final. De temps en temps pour faciliter le démêlage j’utilisais de l’aloe vera en gel.
J’ai utilisé longtemps le Garnier ultra doux avocat karité en shampoing et masque qui apportaient quand même une bonne texture. Chaque hiver je faisais des coiffures protectrices africaines, les tresses, je m’amusais bien à les faire en plus !
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Ma coiffure protectrice
Comme vous le voyez en 2014 (donc 2 ans plus tard) ils ont bien poussée et ont déjà un meilleur aspect, mais toujours le problème de casse et de pointes sèches, sûrement à cause de cette crème chimique à base de coco.
Par contre ils ont bien pris en masse et volume. Mes cheveux poussent toujours de cette façon, de très court il passe très très vite à mi long et ensuite poussent en volume avant de continuer en longueur. Sur cette photo j’avais fait une coloration naturelle et avec le soleil de l’été mes cheveux s’éclaircissent toujours, mais irrégulièrement, d’où la couleur.
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2014
Et puis comme j’en parlais dans ma routine capillaire de 2015/2016 il est important de ne pas tout mélanger sur les cheveux et de faire des cures étapes par étapes, sinon vous ne saurez jamais ce qui a été bons ou mauvais sur vos cheveux, dans cet article vous y trouverez aussi mes indispensables en matière de soins capillaires.
Au final en mai 2015 j’ai décidé de repartir sainement à zéro en refaisant mon big chop pour la dernière fois avant qu’ils aient atteint la longueur souhaitée. Ainsi j’ai arrêté le shampoing (principe du no poo), l’après shampoing et les masques pour tout fabriquer moi-même.
Ici vous trouverez mon expérience sur comment je suis passée de 7cm à 19cm en 7 mois grâce à mon habituelle cure de ricin mais pas que.
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BIG CHOP mai 2015 + coloration naturelle au henné noir
Décembre 2015
Tous les mois je faisais mon masque protéiné  afin de bien les nourrir et une base de shampoing neutre bio sans sulfate (avec de l’HE ylang) une fois par semaine.
Parfois je les lavais toutes les deux semaines (ils ne se salissent pas vite et il n’est pas très bon de laver les cheveux trop souvent, le sébum est important) à ce moment j’utilisais pour les rincer soit de l’eau avec du vinaigre de cidre (pour adoucir l’eau calcaire), du yaourt et/ou en eau de rinçage de l’eau de riz.
Pour les hydrater et les nourrir c’était aloe vera et coco, ce fut ma cure/mon rituel pendant qqs mois (explication dans l’article de mon évolution capillaire).
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Mai 2016
On arrive en mai 2016, comme vous le voyez à mes bonnes joues je suis enceinte, j’ai donc continué à prendre grand soin de mes cheveux pour ne pas avoir de problème de chute après la grossesse et pour ne pas les abandonner (je confirme après la grossesse que cela a été efficace, ils n’ont jamais été aussi beau d’ailleurs).
Avec la fatigue de la grossesse je n’avais plus trop la motivation de faire certains soins j’ai donc découvert la superbe crème hydratante capillaire de Shea Moisture.
J’ai décidé aussi de remplacer la coco qui n’apportait plus trop de changement à mes cheveux, j’ai même l’impression que sur le long terme elle les saturait et les cassés un peu. J’ai donc fait un arrêt coco et j’ai utilisé du beurre de mangue et mon beurre d’avocat maison.
Que du bon sur le long terme, j’ai remarqué que la mangue finalement n’était pas plus indispensable vu que mes cheveux n’étaient plus aussi « malade », du coup j’ai juste utilisé le Shea Moisture et toujours bien-sur les soins pousse du cheveu à l’huile de ricin (arret de l’HE ylang puisque j’étais enceinte).
Du coup mon spray de ma routine capillaire n’était plus adapté, j’ai pu le simplifié.
Je suis passée de cette recette (dans ma routine capi. aussi) :
– 20 cl d’eau de source ou filtré
– 2 cs d’HV jojoba
– 1 gtt d’HE de lavande ou l’ylang-ylang
– 44 gtts de provitamine B5 appelés aussi panthénol
à aujourd’hui ou je mets tout simplement de l’eau de source pour pouvoir faire pénétrer l’agent hydratant et j’hydrate après avec la crème et de l’aloe vera. Et c’est à présent suffisant pour mes cheveux en bonne santé.
Vous remarquerez qu’une fois que vous aurez retrouvé des cheveux sains et stables vous n’aurez plus besoin de faire autant de rituel avec des cures qui changent, avec le temps vous trouverez 2/3 produits phares qui seront parfaits pour vous. Je vous renvoie donc vers l’article Prendre soin ses cheveux d’Alynature, voici un extrait afin de mieux comprendre l’évolution du mien :
« ⋅ Quel est son type de cheveu ?
Andre Walker (coiffeur américain), a créé la classification des cheveux afin de nous aider à nous repérer. Il existe 4 catégories contenant elles-mêmes 3 sous-catégories (excepté la catégorie 1). Nous avons donc les cheveux lisses (1), les ondulés/bouclés (2A, 2B, 2C), les bouclés/frisés (3A, 3B, 3C) et les crépus (4A, 4B, 4C). »
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Petite j’avais des cheveux bouclés, ondulés et parfois lisses fins à certaines zones : 2C dans l’ensemble, 3A des longueurs aux pointes, 3B sur certaines mèches et 2B sur la nuque et sur les côtés.
Après qqs années après les défrisages ils sont devenus frisés, ondulés, parfois crépus : 3C dans l’ensemble, 4A sur les pointes et 2C sur la nuque et sur les côtés.
Aujourd’hui ils redeviennent peu à peu comme quand j’étais petite, mais plutôt frisés, bouclés, ondulés et finalement j’ai remarqué toujours très très fin : 3B dans l’ensemble, 3A sur certaines longueurs et 2B sur la nuque et sur les côtés.
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Octobre 2016
Ils sont top, mais encore un peu sec ça doit être la fin de grossesse et les hormones, j’avoue aussi que de temps en temps j’avais la flemme de faire ma coiffure protectrice du soir, car trop épuisée (mais jamais plus de deux jours sans). C’est pour ça d’ailleurs que pendant 3 mois j’avais fait des tresses, car je ne me sentais pas trop top pour m’occuper de mes cheveux. Je vous partage la photo de celle-ci parce que j’ai osé le gris blanc et c’est trop beau si vous voulez des idées de coiffure.
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Août 2016
Et voilà, on y est 13 ans plus tard.
On se retrouve en janvier, j’ai fini ma crème depuis décembre et j’utilise tout simplement le beurre de karité que je pensais inefficace avant, en fait comme une andouille je n’en mettais pas assez pour le besoin intense de mes cheveux secs et bien MIRACLE CAPILLAIREMENT REVOLUTIONNAIRE pour ma tignasse, avec cet hiver glacial mes cheveux n’ont jamais étaient secs.
J’applique en très grosse quantité le beurre de karité sur mes cheveux quand je les tresse chaque soir, cela les protège tellement bien du froid et de la déshydratation (je vous ferais un article sur ces bienfaits miraculeux).
Bien-sur on l’applique sur cheveux humidifiés. Je vous laisse voir de janvier à maintenant la différence, je n’ai rien fait de particulier à part bien les nourrir en karité soit tous les jours ou tous les deux jours (ça dépend de leur absorption) et puis bien-sur les bons soins que je leur ai apporté sur le long terme.
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Je suis heureuse, trouver son identité a été libérateur, mon long parcours comme vous l’avez remarqué, porte aujourd’hui ses fruits et je retrouve mes vrais cheveux d’avant défrisage lissage brushing, des cheveux frisés à tendance ondulés et bouclés, ils sont brillants, volumineux, très difficilement cassables, souples, toujours aussi fins, doux, lisses et long quand je les tends !
A présent ma routine capillaire sera simplifiée je vous la partagerai dans un autre post, mais vous avez déjà eu un petit aperçu. J’en ai beaucoup dit exprès, afin que vous ne désespérez pas les naturalistas, les frisées, les bouclées, les crépues, les lisses, les les les ….
Tout vient à point à qui sait attendre, avec persévérance et motivation, mais surtout régularité et observation, ah oui et de l’envie hein ;-). On a toutes des cheveux différents, vous aurez remarqué sur ma biocapillographie que j’ai fini par dompter et apprendre à connaître mes cheveux et c’est cela le plus important, si il n’y a pas de changement c’est qu’un soin ne convient pas, ça sert à rien de faire l’autruche et de vouloir des miracles, regardez la coco n’a plus été efficace pour moi alors que pour d’autre c’est un miracle.
De plus près :
2014 à 2017
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Et je ne cesserai de le dire, buvez, mangez, vivez sain, vos cheveux, votre corps, votre âme, ils vous diront merci!
On ne peut pas être saine si on fume, on boit, on ne dort pas bien et qu’on mange mal tout le temps!
Il n’y a pas de miracles sans dur labeur !
Ne découragez pas, se dire que tout est possible dans la vie c’est le chemin de l’accomplissement personnel et je suis là pour essayer de vous guider comme il m’est possible en partageant mes expériences le plus fidèlement possible.
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13 réflexions au sujet de « Dans la peau d’une frisée face à la société »

      1. Ne dis pas ça, on est tous quelque chose, mais nous le savons tristement pas toujours 🙂 ton dieu ne serai pas d’accord avec toi je pense ❤ ❤ ❤ on est tous amour et vie ❤ !

        J'aime

  1. Merci pour ce témoignage. J’ai grandi en Martinique et j’ai quand même été confrontée à des « Pourquoi tu ne te défrises pas? », surtout au collège. Alors j’imagine comme ça a dû te mettre la pression.
    En tous cas, tes cheveux sont très beaux ^^ Tu as fait du bon boulot. Bisous !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire qui me touche beaucoup :-), en effet le racisme est partout je ferai un autre article sur le sujet ^^. Chez les blancs j’étais noire, chez les noires j’étais blanche du coup ça n’a pas toujours été simple de trouver mon identité alors je te comprends aussi surtout en Martinique ou l’on s’attend plutôt à être accepté. J’espère que pour toi cela est du passé !

      Gros bisous!

      J'aime

  2. Bravo à toi! Même si je ne te connais pas je suis quand même fière que tu oses enfin montrer qui tu es !
    Je sais que ça à dù être difficile et demander beaucoup de courages, de convictions et de confiances en soie. Mais photos après photos on voit bien que tout cela porte ses fruits et à quels points c’est important de se sentir bien dans sa peau et dans sa tête!
    Je suis passé par là moi aussi et étant venue en France depuis la Côte d’Ivoire a l’âge de 8ans j’ai eu moi aussi peine à me reconnaître dans les magazines, à l’école… et faire face aux moqueries de mes camarades.
    Et je penses que c’est grace à des personnes comme toi que nous feront changé les choses et redonnerons confiance à toute ses petites filles!😀

    Aimé par 2 people

    1. Ohhh je ne sais pas quoi dire à ces magnifiques paroles 🙂 merci beaucoup, en effet ça n’a pas été facile, mais voilà je suis contente d’avoir tracé ma route et je te félicite aussi je suis également fière de voir que je ne suis pas la seule. Mon but à présent et de sensibiliser toutes les femmes dans notre situation, j’aimerai fonder mon propre organisme en fait dans mon pays en Afrique d’ailleurs, j’espère que ça portera ces fruits là-bas ou la douleur identitaire et encore plus forte qu’on ne le pense !
      Je te remercie encore et te souhaite le meilleur du monde ❤ !

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  3. Waaaw quelle expérience!
    J’ai apprécié lire ton témoignage et tes cheveux sont magnifiques au naturel! 😍😍 Tu as tellement raison quand tu parles de la beauté… »elle est partout ce n’est pas qu’une question de couleur, de texture… » 💕

    Aimé par 1 personne

  4. L’article est passionnant, ton parcours capillaire aussi bien que ton parcoursvoyage psychologiques le sont également. Tu égraines tellement de conseils et d’astuces que je sens que je vais me perdre sur la toile… 🙂

    Aufait, je suis bluffée par ton évolution capillaire depuis 2015… 🙂

    Aimé par 1 personne

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